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Richard Gere se réveille dans L’Elite de Brooklyn

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Richard Gere dans l'Elite de Brooklyn

Richard Gere dans un bon film, c’est un poisson d’avril tardif ? Non, c’est l’Élite de Brooklyn, le dernier bébé d’Antoine Fuqua. Promu roi du polar moderne depuis la claque de Training Day, le cinéaste double la mise cette semaine avec la sortie de son nouveau film qui se penche sur les vies déglinguées de trois flics de la NYPD. Dans le rôle principal d’un vieux de la vieille complètement blasé et proche de la retraite, Richard Gere retrouve sa flamme.

Plus connu ces dernières années pour son amitié intense avec le Dalaï Lama ou la fameuse pub Lancia, Richard Gere avait bien du mal à retrouver un rôle un tant soit peu intéressant. A l’image des fatigués Mel Gibson (Hors de contrôle) ou Harrison Ford (Mesures exceptionnelles), il aurait très bien pu s’embarquer sur le tournage d’un énième film policier sans âme et jouer les vieux héros sur le retour. Mais Richard Gere a cette faculté peu commune de rebondir en dépit de l’enchaînement impressionnant de nanars que contient sa carrière d’acteur. Faussaire de de Lasse Hallström (2006), I’m Not There de Todd Haynes (2007), Chicago de Rob Marshall (2001), Peur primale de Gregory Hoblit (1996)… Voilà des films qui ne font pas tâche dans la filmographie du « pretty man ». Que dire en revanche de Just married (ou presque), Un automne à New York, Shall we dance ? ou encore Red Corner et Le Chacal ? Richard Gere a tourné dans bien plus de productions oubliables que dans des chef-d’Å“uvres. Et pourtant à chaque décennie, l’acteur trouve le moyen de nous étonner, presque par hasard.

C’est le cas dans L’Élite de Brooklyn, où il n’hésite pas interpréter le rôle d’un flic accro à l’alcool et aux putes – aux antipodes de son image de bellâtre pacifique. Pierre angulaire du trio de ravagés qu’il forme avec les excellents Ethan Hawke et Don Cheadle, Richard Gere en impose dans un rôle dur et antipathique. Profitez-donc de cette bonne cuvée, ça ne va pas durer. L’acteur revient en effet au ciné dès début juin dans Hatchi, qui raconte l’histoire d’un chien trop mimi et trop fidèle à son maître… Sacré Richard !

-L’Élite de Brooklyn , d’Antoine Fuqua. Sortie le 5 mai.

-Voir aussi : DVD policier

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