Jean Ferrat : ses plus belles chansons en vidéo
La mort de Jean Ferrat, survenue samedi 13 mars à Aubenas à la suite de problèmes pulmonaires, a suscité une vive émotion en France. Alors que France 2 a bousculé ses programmes dimanche pour rendre hommage à l’une des dernières grandes figures de la chanson française, de nombreuses personnalités politiques se sont exprimées à travers des communiqués de presse ou des déclarations, à commencer par Nicolas Sarkozy. Le Président de la République conserve l’image d’un homme « farouchement attaché à sa liberté et à son indépendance. Il a toute sa vie pensé et vécu son art comme un artisanat, privilégiant constamment l’authenticité et l’excellence à la facilité consumériste des standards commerciaux. »
Chanteur engagé, passionné par l’Å“uvre de Louis Aragon, Jean Ferrat se faisait très discret ces dernières années sur la scène musicale française. Son dernier album live, Ferrat en scène, date de 2002 tandis qu’il faut remonter à 1994 pour trouver trace d’un album studio (Ferrat 95, des adaptations musicales de poèmes d’Aragon). Voici en vidéo, quatre de ses chansons les plus connues.
Nuit et brouillard, 1963, une chanson engagée de Jean Ferrat, qui a vécu la déportation de son père (mort à Auschwitz).
Potemkine, 1965 : le titre fait référence à la célèbre mutinerie des marins du cuirassé Potemkine en 1905. Caché par des militants communistes pendant la Seconde Guerre Mondiale, Jean Ferrat est resté fidèle à ce parti tout en ne se privant pas de dire de le critiquer à l’occasion.
La montagne, 1964, une composition de Jean Ferrat, inspirée de son Ardèche natale :
La femme est l’avenir de l’homme, 1975
Les obsèques de Jean Ferrat se dérouleront mardi dans son village natal, à Antraigues-sur-Volane. Un hommage sera rendu dès 14h sur la place de la résistance. RIP Jean Ferrat.
Discographie sélective
1963 : Nuit et brouillard
1965 : Potemkine (30 cm)
1969 : Ma France (ou Au printemps de quoi rêvais-tu ?)
1971 : Aimer à perdre la raison (ou La Commune)
1971 : Ferrat chante Aragon
1972 : À moi l’Afrique
1975 : La femme est l’avenir de l’homme
1979 : Les Instants volés
1980 : Ferrat 80
1985 : Je ne suis qu’un cri
1995 : 16 nouveaux poèmes d’Aragon
2002 : Ferrat en scène





bravo mr Ferrat,vous serai toujours dans mon coeur…………..
Je l’ai toujors admiré en tant qu’homme, poète, chanteur. Je n’arrive toujours pas a accepté sa disparition, sa mort est aussi terrible pour moi que s’il faisait parti de ma vie.Pendant mes vacances dans la maison de ma belle.mère en ardèche j’avais toujours une pensée pour lui, aujourd’hui j’ai trés mal.
Le coeur des pleureuses ne peut faire oublier les constantes professions communistes sectaires de Ferrat: « je suis totalement d’accord avec l’explication marxiste du monde (…) qu’on me trouve un autre parti (que le PC, NdA) qui puisse lutter aussi efficacement contre le capitalisme ». « Le communisme est un idéal de justice, de solidarité, l’espérance d’une progression des conditions de vie des hommes dans notre monde ».
Ce Stalinien non encarté a soutenu ainsi jusqu’au bout un régime néauséabond qui a commis le plus grand nombre de crimes de masse. Dans notre période de repentance, cela fait désordre. Comment la France peut-elle d’ailleurs condamner un Maurice Papon tout en honorant un chantre des crimes cotre l’Humanité?
Suite à l’intervention précédente, je ne peux laissé dire telle ânerie
Jean est reconnaissant aux communistes résistants qui étaient sur le terrain pendant l’occuppation.
C’était quand même mieux que d’etre planqué à Londres pour péparer sa gloire pseudo libérateur,
Apres 58 la liberté culturelle n’était pas de mise en France
Jean n’a jamais soutenu le stalinisme qui n’avait rien a voir du tout avec le communisme il vous faut réécouter « Le Bilan ».écrit..en.80.
Il y a longtemps que j’admire l’ensemble de l’oeuvre artistique de Jean Ferrat, sa disparition me bouleverse profondément et je rend hommage a ses convictions politiques tout comme je les partages. J’ai perdu le grand amour de ma vie dans les mêmes circonstances que celles qui ont entrainer la mort de ce grand poête de la chanson française et c’est au son de sa création « aimer a perdre la raison » que j’ai conduit mon aimée a sa dernière demeure. Merci Jean, tu étais toi aussi quelqu’un d’inoubliable.