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Inglourious Basterds : la méthode Tarantino décryptée

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La sortie en DVD et Blu-ray du dernier Quentin Tarantino, Inglourious Basterds, offre l’occasion de se pencher sur les gimmicks du cinéaste accro à  la pop culture. Le Mag Culture vous propose une revue des « immanquables tarantinesques » en 10 détails présents à  tous les coups dans ses films.

1-Une bande-son qui déchire

Inglourious BasterdsSouvent conseillé par son grand pote multi-casquette, Robert Rodriguez (compositeur sur Boulevard de la Mort et Kill Bill 2), Tarantino a le chic pour dégoter dans sa collection de standards oubliés LE morceau de musique qui fait mouche. Les succès mondiaux des bandes originales de Pulp Fiction et Kill Bill en témoignent. Et si ça ne suffit pas, le cinéaste fait carrément appel au maestro Ennio Morricone (Il était une fois dans l’Ouest, Pour une poignée de dollars…), compositeur sur Inglourious Basterds. La classe.

2-Des monologues flamboyants

Les dialogues de Tarantino, mélange d’humour et de références à  la pop culture (le délire sur le Royal Cheese dans Pulp), font tout le sel de son cinéma. Son péché mignon, le monologue – David Carradine et sa métaphore sur Superman dans Kill Bill 2 par exemple – atteint son apogée dans Inglourious Basterds à  travers le personnage du Colonel Hans Land. Christoph Waltz, qui interprète ce salaud de nazi, excelle à  faire vivre sur grand écran les monologues délirants concoctés par le maître. Petit extrait pour cerner un peu le personnage :

3-Le casting : toujours une surprise

Quentin Tarantino aime les stars has-been, ce ne sont pas John Travolta, David Carradine, Kurt Russell ou Pam Grier qui diront le contraire. A chaque fois, le cinéaste a su révéler une facette de ces acteurs qui n’avait pas été encore dévoilée. Le has-been des Inglourious Basterds ne marque pas les esprits, mais il existe ! Il s’agit de Mike Meyers qui se glisse dans le rôle du Général Ed Fenech. Cette fois-ci, la révélation côté casting se nomme Christoph Waltz, acteur de théâtre quinquagénaire absolument génial dans le rôle d’un colonel nazi taré.

4-Des salauds azimutés

Christoph Waltz, la révélation du film.

Dans l’univers de Tarantino, les méchants sont souvent les véritables héros de l’histoire ! Le personnage de Brad Pitt et sa petite moustache, savoureux sur la fin, passe à  la trappe au profit d’un général nazi aussi inquiétant qu’hilarant. C’est la grande caractéristique des salauds chez l’ami Quentin : ils commettent des crimes impardonnables, mais les dialogues sont si bien travaillés que les « bad guys » se révèlent toujours plus fun que les « gentils ».

5-Une bonne dose de provoc’

Comme s’il avait encore besoin de choquer son monde après des films comme Reservoir Dogs ou Pulp Fiction ! Tarantino répond par l’affirmative à  travers les dialogues politiquement très incorrects du Colonel Hans Land, qui compare les juifs à  des rats dès la scène d’intro. La liberté historique que prend le cinéaste en tuant Hitler peut aussi être considérée comme une sacré provoc’.

6-De jolies filles et leurs pieds

Diane Kruger en voit de toutes les couleurs dans Inglourious Basterds.Malgré le titre du film, Inglourious Basterds – annonçant à  priori une histoire centrée sur les hommes – le réalisateur qui aimait les femmes a trouvé le moyen de raconter l’histoire de deux d’entre elles : la juive persécutée Shosanna Dreyfus et l’actrice-espionne Bridget Von Hammersmark jouées respectivement par Mélanie Laurent et Diane Kruger. L’inévitable gros plan sur les pieds, grande marque de fabrique « tarantinesque », ne manque pas à  l’appel.

7-La scène de torture

Diane Kruger a tapé dans l’œil de Quentin. En plus du fameux plan sur ses pieds, la belle blonde se fait torturer par Brad Pitt dans Inglourious, qui appuie lentement à  l’endroit où sa cuisse est blessée par balles. Présente dans tous ses films, la scène de torture  version Tarantino possède toujours un petit quelque chose en plus que les autres n’ont pas… L’inventivité ! La torture du policier dans Reservoir Dogs reste tout de même un sommet d’effroi. Difficile de faire mieux.

8-Des fins d’anthologie

Bill tué par « The Bride » avec la « technique des cinq points et la paume qui font exploser le cœur », dézinguage jouissif du taré Stuntman Mike par la bande des filles dans Boulevard de la mort, la fin brutale de Vincent Vega dans les toilettes… Les films de Tarantino se terminent toujours en apothéose. Inglourious Basterds ne fait pas exception avec la scène du théâtre attaqué, un peu courte mais très réussie : Hitler se fait buter pendant que le visage de Shosanna sur grand écran savoure sa vengeance.

9-Une bande fidèles

La bande d'Inglourious Basterds (Tarantino au centre).

Si Inglourious Basterds diffère quelque peu des autres œuvres signées Tarantino (visuellement moins marqué, beaucoup de stars au casting, scénario bancal), certains fidèles du cinéaste ont une nouvelle fois répondu présents à  l’appel. C’est le cas de Julie Freyfus (Kill Bill 1et 2), Samuel L. Jackson (narrateur dans Inglourious), Eli Roth (Boulevard de la mort) et même Harvey Keitel (l’officier américain à  la radio) !   Les frères Weinstein, qui produisent Tarantino depuis 1994, sont aussi au rendez-vous. Depuis ses débuts, le cinéaste s’est construit une véritable famille artistique, qui s’agrandit au fil des années et des rencontres.

10-Les caméos de Quentin

A la manière de M. Night Shyamalan, Peter Jackson ou Alfred Hitchcock, Quentin Tarantino apparaît dans la quasi-totalité des films qu’il réalise sous forme de caméo ou de guest-star. Voix-off de Pei-Mei dans Kill Bill volume 2, il interprète Mr Brown dans Reservoir Dogs, Jimmie Dimmick dans Pulp Fiction, ou encore un barman dans Boulevard de la mort. Dans Inglourious Basterds, son apparition est limite indétectable : il joue le premier cadavre allemand scalpé du film.

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