V (2009) : les nouveaux visiteurs sont arrivés
Remake le plus attendu de l’année aux États-Unis avec celui du Prisonnier, la série V version 2009 a commencé à livrer ses secrets sur le network ABC. Pourquoi nous ressortir maintenant cette histoire d’extra-terrestre kicth inventée dans les années 80 ?
C’est dans les vieux pots…
Dans le sillage du Star Trek « rebooté » avec succès par J.J Abrams sur grand écran, le pilote de V (2009) tient la route. Les premières minutes nous plongent d’emblée dans le vif du sujet, avec l’arrivée impressionnante des vaisseaux extra-terrestres. Les problématiques se mettent en place à un rythme effréné : la décision de tous les pays d’accepter les visiteurs, le retour de la religion, les messages d’espoirs à la « Yes we can » de la chef des V, la théorie du complot… Avec ce premier épisode, le scénariste Jeffrey Bell parvient à rendre la série moderne. L’allégorie du nazisme est remplacée par la menace du terrorisme – toujours présente après le 11 septembre – et de l’extermination des humains (les théories très en vogue de la fin du monde).
L’entrée en scène des personnages est très réussie : l’énigmatique leader des visiteurs, Anna et son leitmotiv « We are of peace. Always« . Le gentil prêtre et l’agent du FBI, plus méfiants tu meurs (Elizabeth Mitchell et Joel Gretsch toujours justes), le journaliste dévoré par l’ambition, le visiteur plus humain qu’extra-terrestre… De nombreuses pistes, parfois un peu trop voyantes, ont tout de même le mérite de nous donner envie de regarder la suite. A la fin du pilote, tous les pions sont placés sur l’échiquier, la partie n’a plus qu’à commencer…
Un avenir incertain pour V (2009)

Après un pilote aussi alléchant, le risque d’être déçu par le 2ème épisode est élevé. Forcément, les scénaristes nous ont donné tellement d’infos qu’ils doivent à présent « capitaliser » pour ne pas griller toutes leurs cartouches. Résultat : il ne se passe rien de bien folichon dans cet épisode 2, plagiat du premier épisode en plus mou. Si 14,3 millions de téléspectateurs ont suivi le pilote, la série perd 3 millions de personnes lors du 2ème épisode.
Heureusement, l’épisode 3 remonte la pente en proposant une intrigue au sein du vaisseau V qui fait la part belle aux manÅ“uvres politiciennes d’Anna. Malgré ses tentatives d’étouffer toute opposition, la charismatique cheftaine des lézards (mais quand est-ce qu’elle va bouffer des souris??) ne peut empêcher la résistance de s’organiser. La 5ème colonne, un groupe de visiteurs décidés à sauver les humains, se reforme autour de John May, nom de code d’une taupe puissante au sein des V.
Aux États-Unis, 4 épisodes ont été diffusés et les audiences se sont stabilisées autour de 9 millions de « fidèles », ce qui reste un bon score pour ABC. L’avenir de la série demeure pourtant incertain : la succession de scénaristes (Jeffrey Bell, Scott Peters puis Scott Rosenbaum) en si peu d’épisodes inquiète et pourrait nuire à la qualité de la série. Pour ne rien arranger, ABC a décidé de stopper la diffusion du show pendant 4 mois ! Si tous les téléspectateurs reviennent devant leur écran pour l’épisode 5 de V en mars prochain, ce sera juste un miracle.
Les vies de V
1983 : V, mini-série originale créée par Kenneth Johnson (1×105′et 1×90′)
1984 : V, La bataille finale (3×90′)
1984/1985 : V, la série (19 épisodes)
2008 : V, the Second Generation un roman de Kenneth Johnson
2009 : V (2009), remake crée par Scott Peters




