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Le livre face à la nouvelle ère électronique

2 commentaires

Fragments d'une femme perdue PPDAIl semblerai que le monde de l’édition soit un peu bousculé par l’ère électronique ces temps-ci. En effet, depuis la commercialisation mondiale du livre électronique Kindle 2, déjà star aux Etats-Unis, le devenir du livre papier interroge les spécialistes.

Tout d’abord, il semblerai que pour le premier semestre 2009, l’association des éditeurs américains chiffrerai à 42 millions d’euros le total des ventes de ce secteur, soit une hausse de 149,3% sur un an. Ce petit livre coûte en effet la bagatelle de 190 euros et contient l’équivalent 1 500 livres ou journaux, qui se téléchargent sans fil via le réseau téléphonique 3G en moins d’une minute. Bon, d’accord, assez puissant certes ! Maintenant, les adeptes de la lecture de livres grandeur nature restent pour le moins inflexibles. Le numérique serait-il en bonne marche pour le futur ? Il est sans doute bien parti, mais nul ne sait comment nous envisagerons la chose dans plusieurs années ?

Le débat ramène certes au pratique et aux nouvelles technologies, mais la question tourne essentiellement autour de l’argent ! Un livre téléchargé coûtera en moyenne 7 euros à parution (contre 20-25 euros pour la version papier), et 5 euros une fois qu’il est disponible en poche. Il faut savoir que sur le Kindle 2, les téléchargements ne sont disponibles pour le moment qu’en anglais, faute d’un accord avec des éditeurs d’autres langues.

Le plaisir de l’acquisition d’une Å“uvre (roman, polar et autres) n’a pas son pareil face aux nouvelles technologies, même si celles-ci rivalisent, il faut le dire, d’ingéniosité ;)

  1. Ayant lu à ce sujet un article(« La presse numérique, c’est une manière de contrer les journaux gratuits » L’Expansion.com – 24/04/2009) je me permets d’ajouter cette phrase car je me demande comment ça allait se passer au niveau des tarifs justement:

    « Aux Etats-Unis, c’est Amazon, plate-forme de téléchargement, qui fixe le prix des contenus qu’elle y met. En France, la commercialisation du livre est régie par la Loi Lang qui fixe un prix unique. Un distributeur ne pourra donc appliquer une remise supérieure à 5% du prix affiché au dos du livre. La Loi Lang constitue un élément qui pourrait contrarier le lancement du Kindle en France. »

    D’ailleurs en France, le téléchargement des ouvrages se fait via la puce 3G en roaming sur le réseau d’AT&T et aucun éditeur n’a signé avec Amazon pour le moment.

  2. Sauf changement récent, le livre électronique n’est pas (encore ?) un livre du point de vue de la loi comme l’explique le site du Syndicat National de l’Édition (qui a du mal à mettre des accents sur les majuscules :D )

    « 1- Étendre le taux de TVA réduit au livre numérique

    Un livre se définit avant tout comme une œuvre de l’esprit. Un livre numérique est donc toujours un livre. C’est le contenu intellectuel qui prime.
    C’est pourquoi le SNE propose de « toiletter » légèrement l’actuelle définition fiscale du livre, rédigée à une époque où le livre numérique n’existait pas. Plutôt que le livre y soit défini comme « un ensemble imprimé », il est proposé d’y inclure les livres audio et les livres numériques. »

    http://www.sne.fr/pages/informations/livre-electronique-03-09.html

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